Le Matin La mucoviscidose l'a emportéLaurent GuiraudCette dernière année, il s'était donné sans compter à sa passion pour la chanson. Au point de se mettre physiquement en danger. Les médecins lui avaient conseillé de faire un break et de se reposer, ce qu'il faisait depuis mars dernier
Hier matin, dans un hôpital parisien, le gagnant de la «Star Ac' 4» a rendu son dernier souffle. Atteint d'une grave maladie, il savait que ses jours étaient comptés Sylvia Freda - 30/04/2007 «Jeudi passé, depuis l'hôpital, Grégory m'avait envoyé un texto sur lequel il me disait: «Je m'accroche!». De leur côté, ses parents m'avaient bien sûr exprimé leur vive inquiétude. Son décès est une terrible nouvelle.» Gérard Louvin, qui fut le directeur du Château de Dammarie-les-Lys en 2004, a, en tant que tel, bien connu Grégory Lemarchal, emporté hier matin par la maladie, à 13 jours de son 24e anniversaire. «Le jeune Savoyard qui a participé à la quatrième édition de la «Star Academy» était un garçon adorable.» Il suscitait l'inquiétude Il voulait se reposer et reprendre des forces Depuis mars dernier, Grégory avait décidé de faire un break dans sa carrière de musicien. Après deux albums et une tournée qui avait bien marché, il voulait se reposer et prendre soin de lui, afin de ne pas donner l'avantage à sa pathologie qui laisse rarement en vie ses victimes au-delà des 25-30 ans. «Il m'est arrivé de me lever aphone, mal en point le matin et de me dire que je ne pourrai pas monter sur scène le soir», avait confessé récemment Grégory à Télé Loisirs. «J'ai décidé de me retirer pour un long moment, un an sans doute...», avait-il encore confié, conscient qu'il s'était trop donné à sa passion pour la musique depuis plusieurs mois et qu'il était sur le point de se mettre physiquement en danger. Sa petite amie, Karine, était effondrée A la nouvelle de la mort de Grégory, la jeune femme, submergée par le chagrin, n'arrivait plus rien à faire d'autre que juste dire merci aux condoléances reçues et pleurer... Elle avait sans doute caressé l'espoir qu'en rentrant dernièrement à l'hôpital, Grégory prendrait une longueur d'avance sur la mucoviscidose. Qu'il leur resterait encore un peu de temps. L'éternité a eu le dernier mot. Grégory a rejoint sa grand-mère qu'il aimait tant et qui est décédée en 2006. Il la considérait comme sa deuxième maman, puis une fois partie pour toujours, comme son ange gardien. Interrogé alors sur ce qu'était la mort à ses yeux, il avait répondu: «J'ai envie de croire qu'il y a un ailleurs. Le néant, c'est trop triste. J'espère qu'il y a un monde parallèle où l'on garde la même âme».
«Il a accompli son rêve» «J'ai produit le seul spectacle suisse de Grégory Lemarchal, le 23 mai 2006 à Genève. C'était un garçon simple et touchant, pas prétentieux. On connaissait tous sa maladie, mais son exploit était de réussir à nous la faire oublier. Sa mort m'a peiné. Pourtant, je suis heureux qu'il ait accompli son rêve. Il s'épanouissait avec un tel bonheur sur scène... C'est magnifique qu'il ait pu vivre cela.» «Il avait une incroyable voix» «Cette nouvelle est terrible» «A la famille de s'exprimer d'abord!» |